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Polémique autour de la prière à l’école : le ministère de l’Éducation dénonce des « lobbys »

Polémique autour de la prière à l’école : le ministère de l’Éducation dénonce des « lobbys »

La polémique sur l’interdiction de la prière à l’école prend de l’ampleur. Après les vives réactions émises par des internautes sur les réseaux sociaux, c’était, ce jeudi matin, au tour de Mohamed Chaïb Draa Tani, conseiller au ministère de l’Education nationale de défendre la position de Nouria Benghabrit et de dénoncer des « lobbys ».

« Bien sûr que ce (l’école) n’est pas un lieu de prière ! », a affirmé le conseiller sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale. « Et de quelle prière s’agit-il ? Toutes les prières sont réalisées par l’enfant chez lui. Il reste la prière d’El Asr lorsque l’enfant est peut-être à l’école et il peut faire sa prière une fois de retour à la maison. Où est le problème ? », s’est-il interrogé.

La question de la prière dans les établissements scolaires « n’est pas un problème », a affirmé M. Chaïb Draa Tani, pour qui la question est tranchée. « D’abord, la Constitution algérienne a tranché, l’islam est la religion de l’Etat, deuxièmement, l’éducation islamique et les sciences islamiques sont enseignées de la première année primaire jusqu’à la troisième année secondaire », a-t-il rappelé.

 « L’arrêté portant organisation de la communauté éducative a fait l’objet d’un débat avec tous les partenaires sociaux dans le cadre d’une commission que j’ai présidée et il n’a jamais été dit que l’école doit réserver un endroit pour la prière », a précisé M. Chaïb Draa Tani.

Cette nouvelle polémique s’inscrit dans une série d’« attaques mensongères » et d’« accusations infondées » contre les cadres du ministère de l’Education depuis l’année passée, selon lui. Il a rappelé les récentes polémiques autour de la suppression de la ‘’basmala’’ des livres scolaires, l’interdiction du niqab dans les établissements scolaires ainsi que les accusations d’« atteinte aux disciplines structurantes de l’algérianité » adressées à son département.

Le cadre du ministère de l’Education nationale n’a pas hésité à rappeler ce que « l’Algérie et l’école ont vécu durant les années 1990 », une époque où « on voulait coûte que coûte instrumentaliser l’école à des fins non-déclarées ». Un « état d’esprit » qui est, selon lui « toujours présent dans le pays » et reflète « une volonté d’impliquer l’école dans un conflit idéologique qui n’est pas le sien ».

« Cette volonté, nous la constatons depuis un certain nombre d’années et je dis basta ! Laissez l’école en dehors de ce conflit idéologique », a-t-il dénoncé. « Nous avons le projet d’une école moderne, de qualité, nous sommes en train d’y travailler, faut-il encore que certains lobbys nous laissent travailler », a-t-il poursuivi.

Regrettant que des enseignants produisent des images (photos et vidéos) d’eux avec leurs élèves dans les salles de classe, comme l’ont récemment fait certains instituteurs pour dénoncer l’interdiction de la prière à l’école, M. Chaïb Draa Tani a affirmé que les enseignants auteurs de ces actes seront sanctionnés.

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