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Médicaments à éviter : la liste noire s’allonge

Médicaments à éviter : la liste noire s’allonge

Depuis huit ans, la revue française indépendante Prescrire publie une liste de médicaments commercialisés que ses experts conseillent d’éviter pour les risques qu’ils comportent sur la santé des malades.

Cette revue, qui appartient à une association à but non lucratif, publie une liste qui compile différentes spécialités médicamenteuses qui ont une balance bénéfice-risque qui penche vers le risque.

Selon cette revue, pas moins de 92 médicaments commercialisés ont une balance bénéfice-risque insatisfaisante dans toutes les disciplines médicales. «Ces médicaments n’apportent pas de réels bénéfices mais entraînent des risques graves et fréquents ou bien qui possèdent autant d’efficacité qu’une thérapeutique similaire avec des effets secondaires en plus», explique cette revue.

Douze médicaments viennent d’être ajoutés à la liste noire car ils comportent, selon la revue, «une balance bénéfice-risque toujours incertaine».

Parmi les médicaments cités, figurent «des alpha-amylase dans les maux de gorge, du Ginkgo biloba dans les troubles cognitifs chez les
patients âgés, du naftidrofuryl dans le syndrome de la vessie douloureuse, de la pentoxyvérine dans la toux, du ténoxicam, un anti-inflammatoire non stéroïdien, de la xylométazoline, un décongestionnant rhinopharyngé disponible en Belgique, Suisse et ailleurs».

D’autres médicaments sont à éviter à cause de leur « contaminations par du plomb des argiles médicamenteuses », selon la revue. C’est le cas du très célèbre Smecta.

« Cette année, 68 médicaments sont pointés du doigt», précise encore cette revue médicale réputée pour son indépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, mais aussi du ministère français de la santé et des agences du médicament.

Cette revue dénonce régulièrement des traitements sans effet voire dangereux, ou dont la balance bénéfices/risques est défavorable.

Avant la publication, chaque article suit un processus collectif de rédaction. Lors de la phase de documentation cette revue demande, par exemple, aux laboratoires pharmaceutiques « les comptes rendus de tous les essais cliniques ».

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