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Le PLJ qualifie de « précédent dangereux » la répression des magistrats à Oran

Le PLJ qualifie de “précédent dangereux” la répression des magistrats à Oran

Le Parti pour la liberté et la justice (PLJ) a condamné ce mardi « l’invasion » de la cour de justice d’Oran par la gendarmerie nationale et l’usage de la violence contre les magistrats grévistes au sein de cette enceinte.

Il a estimé qu’il s’agit d’un « précédent dangereux » tout en regrettant « la rupture du dialogue entre les parties au conflit » et appelé Abdelkader Bensalah à intervenir pour mettre fin au conflit opposant les magistrats et le ministère de la Justice.

« La violation de l’enceinte de la cour de justice d’Oran par des forces réquisitionnées du darak el-watani, et l’usage de la violence contre certains magistrats grévistes au sein même de cette enceinte, constituent un précédent dangereux qu’il convient vite de circonscrire, d’autant plus que le pays traverse une crise de blocage politique porteuse de tous les risques », a estimé le PLJ dans un communiqué diffusé ce mardi.

« Cette circonscription ne sera possible que par la sanction des responsables de ce comportement non civilisé, et l’ouverture immédiate d’un dialogue responsable entre les représentants des magistrats grévistes et le ministère de la justice », a affirmé le parti.

« Ce dialogue portera sur l’étude des revendications légitimes des grévistes, et en premier lieu le renforcement à la fois de l’indépendance de l’autorité judiciaire qui est une demande du peuple entier, et des garanties socioprofessionnelles des magistrats de façon à respecter l’équilibre entre les impératifs de la gouvernance et les garanties de l’exercice des droits et des libertés publiques », a-t-il indiqué en outre.

« Le Parti de la Liberté et de la Justice, tout exprimant sa solidarité avec les magistrats, et sa condamnation de l’invasion de la cour de justice d’Oran, regrette la rupture du dialogue entre les parties au conflit », a affirmé le PLJ, appelant en outre « le chef de l’État à réagir en sa qualité de président du Conseil supérieur de la magistrature pour que cette crise cesse de porter atteinte aux intérêts de la communauté et des justiciables, et pour que cesse aussi la dégradation de la crédibilité de l’État et de son image extérieure », conclut le communiqué.

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