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La solidarité avec les détenus du hirak s’intensifie

La solidarité avec les détenus du hirak s’intensifie

Plusieurs actions de solidarité avec les détenus du hirak ont été enregistrées ce jeudi 28 novembre à travers plusieurs villes du pays, au moment où le Parlement européen adoptait une résolution condamnant les « arrestations arbitraires et illégales en Algérie ».

À Alger, des dizaines de personnes, pour la plupart des membres des familles de détenus du hirak, se sont rassemblées dans l’après-midi à Place Audin, au centre d’Alger.

Arborant des portraits de leurs proches détenus, les manifestants ont scandé plusieurs slogans, parmi lesquels : « Libérez nos enfants, ils n’ont pas vendu de la cocaïne ».

Le rassemblement a duré environ une demi-heure avant d’être dispersé par la police, présente en force. Cette action a eu lieu à l’appel du Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le Comité a par ailleurs lancé un appel à une grève générale pour dénoncer les arrestations qu’il a qualifiées d’arbitraires. La grève a été observée dans certaines localités, comme el Asnam, dans la wilaya de Bouira, où le taux de suivi, selon le CNLD, était de 100%.

À Bordj Bou Arréridj une foule nombreuse s’est rassemblée devant le tribunal de la ville pour exprimer son soutien à l’activiste Brahim Lalami, incarcéré depuis jeudi dernier.

« Allahou akbar, Brahim Lalami » est parmi les slogans scandés par les présents, mais aussi les slogans habituels du hirak, « pas de vote avec les clans », « État civil et non militaire »…

Le cas de Brahim Lalami, arrêté une première fois le 31 octobre puis relâché avant d’être interpellé de nouveau la semaine dernière et incarcéré, a suscité beaucoup d’inquiétudes depuis hier, mercredi, lorsque des rumeurs ont fait état de mauvais traitements qui lui auraient été infligés dans les locaux de la police ou en prison. La LADDH a demandé l’ouverture d’une enquête en urgence sur les maltraitances qu’auraient subies les détenus pendant leur détention et durant leur arrestation.

À la mi-journée, le Parlement européen a approuvé comme prévu une résolution sur la situation qui prévaut en Algérie. La résolution condamne « fermement les arrestations arbitraires et illégales ainsi que l’emprisonnement, les attaques et les intimidations de journalistes, syndicalistes, avocats, étudiants, défenseurs des droits de l’Homme et de manifestants pacifiques qui prennent part aux manifestations d’Hirak ».

Pas moins de 140 personnes ont été arrêtées depuis le 21 juin dernier et sont détenues, selon un bilan non exhaustif publié dimanche 24 novembre par le CNLD.

Le bilan fait état de treize détenus libérés, mais il ne prend pas en considération les arrestations temporaires qui peuvent se chiffrer par dizaines.

Le nombre d’arrestations a augmenté depuis le début, dimanche 17 novembre, de la campagne électorale, marquée par des actions quotidiennes des opposants à la tenue de l’élection présidentielle du 12 décembre.

Certaines personnes interpellées ont été condamnées à de lourdes peines avec une célérité inhabituelle, comme les quatre manifestants qui ont écopé à Tlemcen de 18 mois de prison ferme, ou celui d’el-Oued condamné à une peine de deux ans fermes.

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