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Israël main dans la main avec des pays arabes contre l’Iran

Israël main dans la main avec des pays arabes contre l’Iran

»Paix et sécurité au Moyen-Orient ». Le thème racoleur choisi pour la conférence internationale, organisée en fin de semaine à Varsovie, en Pologne, sous l’égide des Etats-Unis, cachait mal l’objectif de la rencontre : mettre en place un front international contre l’Iran, inspiré par Israël avec la bénédiction l’appui de plusieurs pays arabes.

La conférence a, en effet, été marquée par une forte présence de pays arabes, en particulier le bloc des monarchies du Golfe et le Maroc, foncièrement hostiles à l’Iran. C’est donc une »coalition internationale contre l’Iran, qui est née, après la réunion de représentants de 65 pays, dont Israël représentée par son Premier ministre Benjamin Netanyahu. « Les Etats-Unis et les pays arabes, unis contre l’Iran, pas sur la Palestine », résumait hier vendredi le journal français Le Monde.

Durant les travaux de cette conférence, également boycottée par la Palestine, le Liban, la Russie et la Turquie, la présence de Benyamin Netanyahu aux côtés de représentants de pays arabes, dont un ministre yéménite, avait provoqué une profonde colère sur les réseaux sociaux, dans le monde arabe. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a d’ailleurs fait une entrée remarquée au début des travaux, posant main dans la main avec le ministre des Affaires étrangères omanais.

Fossé entre américains et européens

Si plusieurs pays arabes ont adhéré avec enthousiasme à l’initiative, cette conférence a montré de belles divisions dans le bloc occidental : la plupart des grands pays européens, à l’instar de l’Allemagne et la France, n’ont envoyé sur place que des responsables de second plan.

Le fossé entre américains et européens sur la nature des sanctions contre l’Iran est toujours important. Le vice-président américain Mike Pence a appelé, une nouvelle fois, les Européens à se retirer de l’accord sur le nucléaire, conclu en 2015, plutôt que de mettre en place une stratégie de contournement des sanctions financières. »Il s’agit d’un pas mal venu qui ne fera que renforcer l’Iran, affaiblir l’UE et créer encore plus de distance entre l’Europe et les Etats-Unis », a déclaré M. Pence.

En Europe, on estime que Washington ne propose aucune alternative crédible. Un diplomate européen a exprimé de son côté dans des déclarations au quotidien Le Monde, ses profondes réserves sur la conférence de Varsovie. »Nous n’avons entendu aucune alternative crédible à l’accord nucléaire de la part de ceux qui le rejettent. Il y a juste une volonté d’escalade des tensions, qui comprend un très grand risque que l’Iran reprenne son programme nucléaire. »

À Varsovie, la presse locale est partagée sur l’utilité et les enjeux d’une telle conférence. »L’Iran n’a pas été désigné comme principal coupable », souligne le quotidien polonais conservateur Rzeczpospolita, cité par Courrier International. Du moins dans la déclaration finale, car « son ton a été tout à fait différent de l’atmosphère des échanges fermés à la presse », ajoute le même quotidien, qui a expliqué que »le vice-président américain Mike Pence s’est adressé à des faucons assoiffés de sang, il a accusé les ayatollahs de préparer un nouvel Holocauste. »

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