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Éducation nationale : la grève est le début d’une « première série d’actions »

Éducation nationale : la grève est le début d’une « première série d’actions »

Les six syndicats autonomes des travailleurs de l’éducation ont appelé, ce lundi 7 janvier, à une première journée de grève pour le lundi 21 janvier, suivie, le lendemain, de sit-in devant les sièges des Directions de l’Éducation des wilayas.

Un premier coup de semonce à l’adresse de la ministre de l’Éducation Nouria Benghebrit. « Nous avons décidé d’appeler à une seule journée de grève pour ce 21 janvier pour lancer un avertissement au ministère et voir sa réaction », a expliqué à TSA Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef).

Cette journée de grève est le début d’une « première série d’actions », a averti M. Amoura. « Nous attendrons les réactions du ministère et nous nous réunirons le 25 janvier pour discuter de la suite à donner à notre mouvement », a-t-il indiqué.

Les syndicats ont décliné, mercredi 2 janvier, une première invitation à une réunion avec leur ministère de tutelle parce qu’ils « n’étaient pas prêts », selon Sadek Ziri, président de l’Unpef. Ils attendent depuis, une nouvelle invitation au dialogue à laquelle Mme Benghebrit a fait allusion hier, lors d’une émission de la radio Chaîne 3, mais sans donner plus de précisions.

Les syndicats autonomes portent une plateforme de revendications comportant plusieurs points. Les principaux concernent la révision du statut particulier des travailleurs de l’Éducation nationale et « la levée des entraves aux libertés syndicales ».

« On ne nous donne pas d’autorisations pour tenir nos conseils nationaux et pour entrer dans les établissements pour structurer nos syndicats et travailleurs », a dénoncé Sadek Ziri qui revendique la tenue de « réunions bilatérales entre chaque syndicat autonome et le ministère, au début de chaque année scolaire ».

L’intersyndicale de l’enseignement réclame également l’application du décret présidentiel 266/14 du 28 septembre 2014. Ce décret concerne « la revalorisation des diplômes DEUA et licence dans l’enseignement primaire », a expliqué le SG du Satef. Les enseignants des primaires détenteurs de ces diplômes sont « classés à la catégorie 11 (de la grille indiciaire des salaires) alors qu’ils ont des licences et devraient être classés à la catégorie 12 », selon le syndicaliste.

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