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APN : Bouhadja qualifie les protestataires de « petite bande », annonce avoir écrit à Bouteflika

APN : Bouhadja qualifie les protestataires de « petite bande », annonce avoir écrit à Bouteflika

Said Bouhadja refuse de céder à la pression des députés de la majorité. Au lendemain d’une série de décisions annoncées par le FLN et au moment où plusieurs dizaines députés de la majorité bloquent l’accès principal de l’APN pour l’empêcher de rejoindre son bureau, l’homme refuse de démissionner.

Dans un entretien à TSA Arabi, il qualifie ceux qui ont fermé l’accès à l’APN de « bande ». « Ces députés ne représentent pas la majorité. C’est une petite bande qui est hors-la-loi », a-t-il affirmé, rappelant ses appels au dialogue. « Mais ils souhaitent l’escalade », a-t-il ajouté.

Said Bouhadja accuse Djamel Ould Abbes d’inciter les députés à mener ces actions contre lui. « Hier, lors de la réunion du bureau politique, ils ont décidé de me retirer la couverture politique. C’est une décision illégale qui n’a pas été approuvé par le Comité central comme le stipulent les textes qui régissent le fonctionnement du parti ».

Pour Said Bouhadja, le poste de président de l’APN « n’est pas vacant », comme l’affirment des députés de la majorité. « C’est illégal d’annoncer une telle chose. La vacance est prévue uniquement en cas de décès ou de démission. Et moi j’accepterai de démissionner uniquement à la demande du président Bouteflika », a-t-il expliqué. «

Pourquoi Bouhadja n’a-t-il pas rejoint son poste ce matin ? « Je ne suis pas venu parce que j’ai assisté à un enterrement. Il n’y a aucune autre raison. Je vais rejoindre l’APN plus tard », a-t-il répondu.

Said Bouhadja ne veut pas se prononcer sur les soutiens dont ils bénéficieraient au sommet de l’État. Il révèle toutefois avoir écrit au président Bouteflika. « J’ai écrit au président Bouteflika. J’attends une réponse des officiels pour m’informer de la décision finale (…). J’ai écrit au président Bouteflika en sa qualité de président du FLN. Je suis prêt à accepter toute décision qui émanerait de lui », a-t-il précisé. Avant de poursuivre : « Je ne me suis pas rebellé, comme le prétend Djamel Ould Abbes et je ne cherche pas à déstabiliser mon parti ».

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