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Affaire Tahkout : 45 personnes, dont un ex-premier ministre, poursuivies en justice

Affaire Tahkout : 45 personnes, dont un ex-premier ministre, poursuivies en justice

Le tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger, annonce, ce mardi 11 juin dans un communiqué signé par le procureur général Fayçal Bendaas, avoir ouvert une enquête sur 45 personnes impliquées dans plusieurs crimes et délits après avoir auditionné 56, suite à une enquête préliminaire de la gendarmerie nationale.

Il s’agit de l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, son fils, ses deux frères, de 38 fonctionnaires d’administrations publiques et de services ministériels ainsi que de trois salariés du groupe Tahkout.

Après avoir été auditionnés, le dimanche 9 juin, par le juge d’instruction, dix-neuf d’entre eux ont été mis sous mandat dépôt, sept sous contrôle judiciaire et dix neufs autres en liberté provisoire.

Le tribunal précise que le dossier de neuf prévenus a été, « compte tenu de leurs fonctions », transféré au procureur général près la Cour d’Alger pour « prendre les mesures adéquates à leur égard ».

Les personnes concernées sont : un ex-Premier ministre, deux ministres, un ministre en poste actuellement, cinq ex-walis et deux walis toujours en fonction.

Selon la même source, les prévenus sont poursuivis pour « blanchiment d’argent, détournement de biens produits de revenus criminels de corruption en vue de dissimuler leur origine illicite à la faveur d’un groupe de malfaiteurs, incitation d’agents publics à exploiter leur influence réelle ou supposée dans le but de bénéficier de privilèges indus, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques soumises au droit public, d’entreprises économiques publiques, d’établissements à caractères industriel et commercial (EPIC) durant l’établissement de contrats et de transactions en vue d’augmenter les prix et de modifier en leur faveur la qualité de la matière, des services et de l’approvisionnement ».

Ils sont également poursuivis pour « dilapidation de deniers publics, de la mauvaise exploitation délibérée de la fonction dans le but de fournir des avantages indues à autrui en violation des lois et règlements, conflit d’intérêts avec violation des procédures en vigueur des marchés publics basés sur les règles de transparence, de la concurrence honnête et objective, pour signer des contrats et établir des transactions et avenants contraires à la réglementation en vue de fournir des avantages injustifiées à autrui ».

Autres chefs d’inculpation retenus : « participation au bénéfice du pouvoir et de l’influence d’agents de l’État, des collectivités locales, des entreprises et institutions publiques soumises au droit public, d’entreprises économiques, d’EPIC lors de la signature de contrats et transactions en vue d’augmenter les prix et de modifier en leur faveur la qualité de la matière, des services et de l’approvisionnement ».

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