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41e vendredi : « Nous, enfants d’Amirouche, on ne fait pas marche arrière »

41e vendredi : « Nous, enfants d’Amirouche, on ne fait pas marche arrière”

À moins de deux semaines de la tenue de l’élection présidentielle, le mouvement populaire poursuit sa mobilisation pour faire avorter ce scrutin.

Loin de montrer des signes de résignation et de fléchissement, en dépit de la vague d’arrestations qui a ciblé de nombreux activistes ces dernières semaines, il continue à faire preuve de détermination à mesure qu’approche la date fatidique du 12 décembre.

Ce vendredi encore, il a montré sa vigueur et son ampleur à travers plusieurs wilayas du pays. À Alger, épicentre de la contestation, la manifestation a drainé autant de monde, sinon plus que les vendredis précédents.

En fin de matinée, les rues du centre-ville étaient déjà pleines et dès la fin de la prière du vendredi, ce sont des marrées humaines, particulièrement sur l’avenue Asselah Hocine, en provenance du quartier mythique, Bab El Oued et de la Casbah, qui ont déferlé vers la Grande poste, édifice emblématique de la contestation depuis février dernier.

Pourtant, lorsque les policiers, déployés en nombre, ont usé de bombes lacrymogènes et procédé à des arrestations en fin de matinée, probablement dans un effet de persuasion, d’aucuns redoutaient quelques dérapages.

Mais, c’était compter sans l’obstination du mouvement à sauvegarder son caractère pacifique et à maintenir ses principales revendications : « Pas d’élections avec la Issaba », « État civil et non militaire » et départ de « tous les symboles du régime ».

Rien ne symbolise sans doute cette détermination que cette pancarte brandie par des manifestants : « Notre détermination vaincra votre répression ». « Isqatt le vote wadjeb watani, (l’annulation du scrutin, un devoir national) », « Je ne voterai pas contre ma patrie » sont autant d’autres slogans déployés à Alger, mais également dans les autres villes comme Constantine, Oran, Mostaganem, Bejaia, Jijel, Blida, Ghardaïa ou encore à Tizi-Ouzou.

« Hna ouled Amirouche, on ne fait pas marche arrière », ont scandé les manifestants partout dans le pays.

À Bouira où des dérapages ont marqué le meeting d’Ali Benflis mardi dernier, les manifestants ont longtemps insisté sur le caractère pacifique de la manifestation, en déployant une immense banderole sur laquelle on pouvait lire notamment : « Bouira ne sera pas un laboratoire des plans du régime ».

Parmi les autres revendications réitérées par les manifestants ce vendredi figure la libération des détenus d’opinions dont les portraits à leurs effigies ont été brandis.

Alors qu’elle a alimenté la chronique de la semaine, devenue principal sujet de la campagne des candidats toujours en peine, la résolution du Parlement européen a peu ou prou focalisé les slogans des manifestants.

À peine si certains y ont fait allusion à travers quelques pancartes : « Pas de tutelle, interne et externe sur le Hirak » ou encore « on se plaint à Dieu, pas à l’Europe ».

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